Les romancières sont majoritaires à la rentrée littéraire 2026. Une page blanche, une histoire à raconter.
Et si c’était votre tour ?
Il y a quelque chose de particulier dans cette rentrée littéraire 2026.
Parmi les romans qui paraissent entre août et octobre, les romancières sont de plus en plus nombreuses et les primo-romancières sont même majoritaires. Des femmes qui écrivaient depuis des mois, depuis des années parfois, dans leur coin. Qui avaient une histoire dans la tête — pas forcément une grande histoire, juste leur histoire — et qui ont décidé, un jour, de la mener jusqu’au bout.
D’une façon générale, les romancières font entendre leur voix de plus en plus fort, et c’est tant mieux !
Elisa Shua Dusapin. Beata Umubyeyi Mairesse. Line Papin. Des noms qu’on connaît mal. Des voix qu’on ne connaissait pas. Et qui, cet automne, seront en librairie avec un nouveau roman.
On imagine souvent l’écrivaine habitée par une intuition foudroyante. La réalité est plus patiente et plus matérielle : c’est l’apprentissage d’un geste. Travailler une phrase, trouver le bon rythme, raturer, revenir le lendemain sur la même scène pour lui donner du relief.
Ces autrices n’ont pas simplement eu une idée : elles ont façonné une matière. Elles ont appris à écouter la voix de leurs personnages, à poser une structure, à faire du doute un outil de précision plutôt qu’un obstacle. L’écriture est un artisanat qui s’apprivoise, page après page, mot après mot.
Cette rentrée, 68 premières voix s’apprêtent à prendre leur place dans les librairies. La 69ème, elle, est peut-être encore en train de se chercher.

