Une nuit, une nouvelle, un thème mystère
Le vendredi 13 novembre, à Nantes, des gens vont s’asseoir dans une salle du quartier Viarme sans savoir ce qu’ils vont écrire.
C’est la règle des Noctamplumes, qui reviennent pour une troisième édition. À 18h30, le thème est dévoilé. Il est resté secret jusque-là, et les participants ont jusqu’à minuit pour en tirer une nouvelle. Ils peuvent écrire à la main ou à l’ordinateur, sur trois pages au maximum.
On aime ce concours pour ce qu’il a d’un peu fou. Dans cette salle nichée au cœur de Nantes, la nuit tombe sur quelques dizaines de personnes penchées sur leur feuille. Chacun y est seul avec son histoire, et pourtant l’atmosphère est collective, feutrée, presque suspendue. Les participants des éditions précédentes en parlent comme d’un moment hors du temps. Le buffet fait maison par les bénévoles aide un peu, il faut l’avouer.
Le concours est ouvert à toutes celles et ceux qui écrivent sans en faire leur métier, à partir de 18 ans. Pas besoin d’avoir publié, ni même d’avoir déjà terminé une nouvelle. Les textes sont rendus anonymes par un code, et le jury les découvre sans savoir qui les a écrits. Il en retient une sélection de textes qui seront publiés sur le site de l’association. Les trois premiers reçoivent des prix offerts par nos deux partenaires : la librairie Durance et le Crédit Agricole Atlantique Vendée. Les résultats seront annoncés au début de l’année 2027.
Une nuit pour écrire, et un thème qu’on ne choisit pas : c’est souvent dans ces conditions-là qu’on découvre ce qu’on avait à dire.

